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L’analyse de l’ensemble des informations précédentes permet de mettre en évidence quelques nouvelles conclusions ou résultats méconnus sur la Leucorrhine à gros thorax (C.Deliry, com.) :
- Il s’agit une espèce capable de se disperser fortement, chose qu’elle semble faire régulièrement et parfois massivement comme en 2012 où le nord de la France et quelques autres localités furent touchées. Cette année là fut aussi celle des observations de Leucorrhinia rubicunda dans le nord du pays. Nous considérons en conséquence ici que dans divers cas et en absence d’observations répétées, les conclusions de disparition de l’espèce dans des départements en marge d’aire sont mal interprétées : c’est le cas de la Drôme par exemple. Nous considérons que divers départements ne sont que le fait d’erratisme et de venues exogènes (mis en bleu sur la carte synthétique plus haut).
- Cet important erratisme se traduit par une dispersion de proximité autour de quelques stations pérennes. Les habitats les plus favorables sont prospectés par l’espèce qui peut alors sembler bien répartie, alors qu’elle ne se reproduit réellement que sur un nombre limité de stations.
- C’est une espèce réputée pionnières qui préfèrerait des habitats anthropiques régulièrement rénovés par l’Homme : étangs dombistes, fosses tourbeuses… néanmoins elle occupe des habitats naturels au niveau des Lagunes des Landes de Gascogne. Dans les faits elle ne se maintien et ne se reproduit clairement que sur des stations naturelles ou des sites évolués et stables. Elle ne fait que visiter les étangs et ne s’y reproduit guère voire carrément pas. Les habitats sont généralistes dans l’est de l’Europe, mais plus spécialisés dans l’ouest du continent.
- Il semble probable que les premières émergences soient désormais plus précoces de deux à trois semaines par rapport aux mentions antérieures, en particulier dans les stations les plus méridionales.
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