Barnard A.A. & Masly J.P. 2018

De Odonates du Monde
Demoiselles et Libellules du Monde entier
14 534 articles, 1 137 espèces traitées
Deliry C. [2026] – Barnard A.A. & Masly J.P. 2018 - In : Odonates du Monde (Histoires Naturelles) (2004-[2026]) – Version 4603 du 11.12.2022. – odonates.net

Barnard A.A. & Masly J.P. 2018 - Divergence in female damselfly sensory structures is consistent with a species recognition function but shows no evidence of reproductive character displacement. - Ecology and Evolution, 8 (23) : 12101-12114.


Résumé (traduction libre)
Les mâles et les femelles transmettent et recevent des signaux avant l'accouplement qui donnent des informations telles que le sexe, l'identité de l'espèce ou la condition individuelle. Chez certains animaux, les signaux tactiles relayés lors du contact physique entre les mâles et les femelles avant et pendant l'accouplement semblent être importants pour le choix de l'accouplement ou l'isolement reproductif. Ce phénomène est courant chez les odonates, lorsqu'un mâle saisit le thorax de la femelle avec ses appendices terminaux avant la copulation, et que la femelle contrôle ensuite si la copulation a lieu en pliant son abdomen pour compléter l'intromission. abdomen pour compléter l'intromission. On a émis l'hypothèse que que les sensilles mécanosensorielles sur les plaques thoraciques des femelles la décision d'accouplement, mais il a été difficile de tester cette idée. Ici, nous utilisons des demoiselles d'Amérique du Nord du genre Enallagma (Odonata : Coenagrionidae) pour tester l'hypothèse selon laquelle la variation des caractéristiques des sensilles femelles est importante pour la reconnaissance des espèces. Enallagma anna et Enallagma carunculatum s'hybrident dans la nature, mais connaissent un fort isolement reproductif en raison de la divergence des appendices terminaux des mâles. Nous avons quantifié plusieurs phénotypes de sensilles mécanosensorielles sur le thorax des femelles à partir de plusieurs populations des deux espèces et avons comparé la divergence de ces traits en sympatrie par rapport à l'allopatrie. Bien que ces espèces diffèrent dans la distribution des sensilles des plaques thoraciques, nous n'avons trouvé aucune preuves solides d'un déplacement des caractères reproductifs en ce qui concerne les traits de sensilles que nous avons mesurés dans les régions de sympatrie. Nos résultats suggèrent que le placement spécifique à l'espèce des mécanorécepteurs femelles peut être suffisante pour la reconnaissance entre espèces, bien que d'autres phénotypes sensoriels femelles aient pu diverger en sympatrie ce qui conduirait à réduire l'hybridation interspécifique.


Abstract
Males and females transmit and receive signals prior to mating that convey information such as sex, species identity, or individual condition. In some animals, tactile signals relayed during physical contact between males and females before and during mating appear to be important for mate choice or reproductive isolation. This is common among odonates, when a male grasps a female's thorax with his terminal appendages prior to copulation, and the female subsequently controls whether copulation occurs by bending her abdomen to complete intromission. It has been hypothesized that mechanosensory sensilla on the female thoracic plates mediate mating decisions, but is has been difficult to test this idea. Here, we use North American damselflies in the genus Enallagma (Odonata : Coenagrionidae) to test the hypothesis that variation in female sensilla traits is important for species recognition. Enallagma anna and Enallagma carunculatum hybridize in nature, but experience strong reproductive isolation as a consequence of divergence in male terminal appendage morphology. We quantified several mechanosensory sensilla phenotypes on the female thorax among multiple populations of both species and compared divergence in these traits in sympatry versus allopatry. Although these species differed in features of sensilla distribution within the thoracic plates, we found no strong evidence of reproductive character displacement among the sensilla traits we measured in regions of sympatry. Our results suggest that species-specific placement of female mechanoreceptors may be sufficient for species recognition, although other female sensory phenotypes might have diverged in sympatry to reduce interspecific hybridization.