Orlofske J.M. & al. 2024
[Deliry C. 2026] – Orlofske J.M. & al. 2024 - In : Odonates du Monde (Histoires Naturelles) (2004-[2026]) – Version 32677 du 17.07.2024. – odonates.net
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Orlofske J.M. & al. 2024 - Fluvial habitat associations of riverine dragonflies (Odonata, Gomphidae) in the Huron Mountains (Michigan, USA). - River Research and Applicaions, 2024 : 1-13. - ONLINE
Résumé (traduction libre)
La présence de Gomphes (Gomphidae s.l.), espèces qui vivent dans les sédiments peut être directement liée aux propriétés géomorphologiques des cours d'eau. Leur comportement d'émergence synchrone, marqué par des exuvies persistantes, permet d'examiner les habitats des adultes émergents. Nous explorons ici la manière dont les larves matures, émergentes et benthiques sont liées aux facteurs hydrogéomorphologiques par le biais d'une modélisation de régression. Neuf sites dans deux sous-bassins versants de la région de Huron Mountain (Michigan, États Unis) ont été étudiés au cours de deux périodes : mai/juin 2021 et août 2021. La température, le pH, l'oxygène dissous, la conductivité et le débit ont été mesurés en même temps que les études sur les Invertébrés, et des échantillons de terrain ont été prélevés pour mesurer le total des solides en suspension, les nutriments et la distribution de la taille des particules du substrat. Au printemps, 317 exuvies ont été collectées, dont 153 Gomphidae s.l.. En août, 45 larves ont été collectées, dont 22 Gomphidae. Les corrélations de Spearman ont précédé l'analyse de régression robuste pour faciliter la sélection des variables. Bien que non significatives, les exuvies de Gomphidae étaient négativement corrélées avec la conductivité, la profondeur moyenne de l'eau et le pourcentage de sable, tandis que les exuvies de non-Gomphidae étaient positivement corrélées avec les mêmes variables. La sélection des modèles a révélé que les modèles les plus performants pour l'abondance des exuvies de Gomphidae et de non-Gomphidae étaient liés à la profondeur et à la conductivité, tandis que le modèle le plus performant pour les larves de Gomphidae était lié au courant. Tous les modèles à variable unique (débit, largeur et pourcentage de sable) présentaient des valeurs de critère AICc similaires lorsqu'on examinait leur relation avec l'abondance des larves de non-Gomphidae. Notre étude démontre que les larves de plusieurs taxons de libellules fluviatiles dans les montagnes du Huron coexistent malgré les variations hydrogéomorphologiques, mais qu'au moment de l'émergence, des taxons spécifiques peuvent répondre à des propriétés de cours d'eau différentes. La compréhension des exigences en matière d'habitat des libellules fluviatiles et de leur évolution potentielle au cours du développement peut contribuer aux efforts de conservation.
Abstract
The presence of sediment-burrowing clubtail dragonflies (Gomphidae s.l.) may bedirectly related to riverine geomorphic properties. Their synchronous emergence behavior, marked by persistent exuviae, allows for the examination of emergingadult-stage habitats. Here we explore how emerging adult and benthic larvae are related to hydrogeomorphic factors through regression modeling. Nine sites in two subwatersheds of the Huron Mountain region (Michigan, USA) were surveyed during two periods: May/June 2021 and August 2021. Temperature, pH, dissolved oxygen, conductivity, and discharge were measured concurrent with invertebrate surveys, and field samples of total suspended solids, nutrients, and substrate particle size distribution were also taken. In spring, 317 exuviae were collected, including 153 Gomphidae s.l.. In August, 45 larvae were collected including 22 Gomphidae. Spearman'srank correlations preceded robust regression analysis to aid variable selection. Although non significant, Gomphidae exuviae were negatively correlated with conductivity, average water depth, and percent sand while non-Gomphidae exuviae were positively correlated with the same variables. The model selection found the topmodels for Gomphidae and non-Gomphidae exuviae abundance to relate to depth and conductivity, while the top model for Gomphidae larvae was with discharge. All single variable models (discharge, width, and percent sand) had similar AICc criterion values when examining their relationship with non-Gomphidae larval abundance. Ourstudy demonstrates that larvae of several riverine dragonfly taxa in the Huron Mountains co-occur despite hydrogeomorphic variation, yet, at emergence, specific taxamay be responding to different stream properties. Understanding the habitat requirements of riverine dragonflies and how these potentially shift throughout development can support conservation efforts.

